Kéblo

Drôle d’ambiance à Nouméa, isolée du reste de la Calédonie, vidée de la quasi totalité de son habituelle population laborieuse. La ruche ne bourdonne plus, les rouleurs sont passés à la vitesse supérieure dans le conflit qui les oppose aux autorités de tous poils. Sauf urgence et personnel médicaux, ou avion à prendre, billet à l’appui, personne n’entre ou ne sort de Nouméa.
Très facile de bloquer les accès à et depuis la ville. C’est une presqu’île, desservie par 4 routes.

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Côté pile

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Côté face

Au moins, c’est un vrai bonheur de circuler dans Nouméa.

Dur dur d’être bobo

Faire ses courses alimentaires en NC à Nouméa ressemble pas mal, à première vue, à la même activité en métropole.
Hyper- (2) et supermarchés, marchés, magasins bio, ADC CDC… La facture est évidemment bien plus salée (je parlerai des prix une autre fois) mais il est possible de consommer et manger à la française dans la capitale calédonienne. En gros. Parce que si vous n’aimez QUE les BN à la framboise, too bad, y en a pas. Sevrage sauvage, c’est ça aussi.
Les enseignes hyper/supermarchés étant les mêmes qu’en France, les produits vendus sont les mêmes, comprendre importés. Oui, même la pâte feuilletée Casino vient en avion.

Grâce à la présence d’une importante communauté asiatique (vietnamienne, indonésienne entre autres), le rayon cuisine asiat’ est particulièrement bien achalandé. A part pour du lait de coco et du soyou, je ne suis pas (encore) une cliente émérite.
Grâce à la proximité de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie, on trouve aussi bon nombre de produits de ces pays, notamment de l’excellente viande NZ et du peanut butter OZ. Ça me fait toujours sourire de voir Brioche Pasquier et Vahiné côtoyer Uncle Toby’s et McKenzie’s dans les rayons. Je ne sais pas trop si c’est pour la clientèle touristique australo-néo-z et japonaise, voire parfois américaine, que ces produits sont disponibles dans les supermarchés nouméens, ou s’ils ont un vrai succès parmi les Calédoniens.
Je fais mes courses au supermarché le plus proche de face à la gare maritime, celui-là même qu’il faut fuir les jours ou un paquebot plein de pokens fait escale à Nouméa. En tout cas “ici, produit US” semble être un argument marketing valable.

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Moulti-coultourel !

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Personnellement, je ne regarde pas à la nationalité de la marque, mais plutôt à la provenance du produit. Pas évident de s’assurer qu’on consomme de la qualité lorsqu’on achète un produit australien, même estampillé organic. Pas (encore) de vrai label bio en Calédonie d’ailleurs. Je me rabats donc sur les produits AB importés, qu’ils soient de marques de distributeurs ou d’une “vraie” marque bio.

Lorsque je ne trouve pas un produit bio en supermarché ou que j’ai un accès de zerowaste (my hero !), je tente ma chance dans une des enseignes bio de la ville, surtout pour du vrac. Là aussi, mêmes marques et produits qu’en France, que ce soit pour les cosmétiques, l’entretien ou l’alimentaire. On se croirait chez Satoriiiiiz. Par rapport à la métropole, j’ai cependant nettement revu à la baisse mon seuil de tolérance et je consomme moins de produits bio, la faute à un grand classique propre à tous les territoires outre-mer : la vie chère.

Autre “problème” quand on habite sur une île particulièrement isolée de son pays de “tutelle” et qu’on arrive dudit pays de tutelle où tout est disponible en un claquement de doigts ou un clic de souris, c’est qu’on se trouve confronté à la rupture de stock, au rayon vide. “Prochain bateau dans 3 semaines” ou “Ce produit est contingenté, on en reçoit une fois par trimestre”. C’est comme ça. Casse pas la tête.

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Y en a plus

Tout ça pour dire qu’hormis la disponibilité aléatoire de certaines denrées, le choc culturel n’a pas lieu dans les rayons épicerie des supermarchés nouméens.

A suivre…